2025
Ce mémoire, réalisé dans le cadre de ma dernière année de master en architecture à l’ENSA Paris-Est, explore la collaboration entre Gertrude Jekyll et Edwin Lutyens, deux figures majeures du dialogue entre architecture et paysage. À travers l’étude de leurs projets communs, qui allient jardins et constructions, je cherche à comprendre comment leur partenariat a redéfini l’approche du paysage et la manière dont leurs influences croisées enrichissent l’architecture.
Que révèle leur collaboration ? Comment Lutyens adapte-t-il ses projets sans Jekyll ? Quelle influence Jekyll a-t-elle exercée sur l’architecte, et en quoi leurs échanges redéfinissent-ils notre vision du paysage dans l’architecture ?
▼ Défilez pour décourvrir un extrait du mémoire
Mon intérêt pour le paysage, nourri par mes études en design, architecture d’intérieur et architecture, m’amène à approfondir la relation entre architecture et nature. Cette étude met en lumière la manière dont le paysage, à la fois façonné par l’homme et témoin de notre culture, influence nos environnements.
La collaboration entre Jekyll et Lutyens me semble particulièrement pertinente pour comprendre comment ils ont articulé leurs savoir-faire et passions dans leurs projets communs. Bien que je ne sois pas particulièrement attirée par le mouvement Arts and Crafts, leur capacité à marier leurs expertises me fascine. À travers ce mémoire, j’espère proposer une lecture enrichie de leurs collaborations, en soulignant les détails poétiques de leurs réalisations. L’analyse de leurs projets se concentre sur leur maîtrise des plantes et leur approche sensible de la relation entre bâti, ciel et terre, mettant en valeur l’intégration du paysage dans l’architecture. Ce travail montre comment, lorsqu’il est bien pensé, le paysage peut enrichir l’architecture, lui apportant profondeur et sens.
L’analyse présentée ici porte sur sept des nombreux projets réalisés en collaboration entre Gertrude Jekyll et Edwin Lutyens. Ces projets ont été choisis pour leur diversité et leur capacité à illustrer à la fois la dynamique de leur collaboration et leurs visions personnelles du paysage. Chaque étude met en lumière des éléments paysagers et architecturaux significatifs, tels que les perspectives guidées par les bancs, fenêtres, haies et autres dispositifs, offrant ainsi un aperçu de l’évolution de leur approche. Tandis que les jardins italiens et français privilégient des axes monumentaux pour structurer la vue. Nous verrons que Jekyll et Lutyens optent pour des haies et des mixed borders, créant ainsi un cadrage visuel plus intime et naturaliste mais qui s’appuie sur de grands principes de la Renaissance. Cette méthode reflète mon intérêt pour les interactions subtiles entre l’architecture et la nature, un thème qui a traversé mon parcours académique et qui continue d’alimenter mes aspirations professionnelles.
