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Des cantines, la machine

2025

La cantine, bien plus qu’un repas : un projet de société
À travers ce projet, j’ai souhaité explorer un sujet universel et pourtant méconnu : la restauration collective. Inspiré par une rencontre littéraire et mes propres souvenirs d’élève, ce travail interroge l’articulation entre alimentation, architecture et enjeux sociaux.

Comment les cantines, espaces du quotidien, façonnent-elles notre rapport à la nourriture, à l’école et à la communauté ?

Entre logistique complexe, choix politiques et défis architecturaux, ce projet révèle un écosystème où chaque acteur, des producteurs aux cuisiniers, joue un rôle clé.Une plongée dans un univers où « bien manger » rime avec « mieux grandir ».

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Origines
Ce projet de fin d’études est né d’une double passion : l’architecture et la cuisine, liées à une fascination pour la terre et les circuits courts. Initialement centré sur l’art culinaire bordelais, il a pris un tournant décisif grâce à la lecture de Plat de Résistance (Germinal Peiro et Serge Added, 2018), qui m’a ouvert les yeux sur un sujet à la fois intime et collectif : la cantine. Un lieu où chacun a une histoire à raconter, des souvenirs d’enfance aux défis quotidiens des équipes éducatives.

Système
Derrière chaque assiette se cache une organisation rigoureuse, mêlant contraintes économiques, logistiques et politiques. Qui nourrit nos enfants ? Avec quels produits ? Ces questions animent un débat croissant sur les modèles de restauration scolaire : cuisine centrale ou locale, bio ou conventionnel, plats réchauffés ou frais. Pourtant, l’architecture de ces espaces reste souvent négligée, reléguée en fin de projet, alors qu’elle influence directement la qualité des repas et le bien-être des usagers.

Architecture
Les cantines, trop souvent conçues comme des espaces secondaires, pourraient devenir des lieux clés de l’école. Les intégrer dès la conception des établissements, c’est offrir aux enfants un cadre apaisé, propice à une alimentation saine et à l’apprentissage. Comme le soulignent Geneviève Zoïa et Laurent Visier dans Les cuisines de la nation, ces choix dessinent un paysage alimentaire en constante évolution.

Acteurs de l’ombre
Ce projet ne se limite pas à une enquête : il met en lumière celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent pour faire de la cantine un levier de transformation sociale et alimentaire. Des producteurs aux agents de service, en passant par les diététiciens, chacun contribue à offrir aux élèves des repas équilibrés, respectueux de leur santé et de l’environnement.

Pourquoi
Parce que la cantine est un miroir de notre société. Elle révèle nos priorités, nos inégalités, mais aussi notre capacité à innover. En croisant architecture, gastronomie et enjeux sociaux, ce projet invite à repenser ces espaces non comme une contrainte, mais comme une opportunité : celle de mieux nourrir, mieux éduquer, et mieux vivre ensemble.

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